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Publié par aventurine à 14:29:20 dans aventurien | Commentaires (0) | Permaliens

http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap100320.html
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/image/1003/01_zodiacal_lactea_DLopez.jpg
La beauté de ce ciel étoilé, quasiment intelligible, nous enseigne qu'un des "transcendantaux" (Noms divins) a été oublié au fil du temps par notre civilisation occidentale : le Beau.
On a donc l'équation :
Etre = UN = Vérité = Bien = Beau = DIEU
Ce qui nous oriente aussi vers cette citation célèbre de Kant, dans la "Critique de la raison pratique" :
"Deux choses me remplissent le coeur d'une admiration et d'une vénération, toujours nouvelles et toujours croissantes, à mesure que la réflexion s'y attache et s'y applique : le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi. [...] Le premier spectacle, d'une multitude innombrable de mondes, anéantit pour ainsi dire mon importance, en tant que je suis une créature animale qui doit rendre la matière dont elle est formée à la planète (à un simple point dans l'Univers), après avoir été pendant un court espace de temps (on ne sait comment) douée de la force vitale. Le second, au contraire, élève infiniment ma valeur, comme celle d'une intelligence, par ma personnalité dans laquelle la loi morale me manifeste une vie indépendante de l'animalité et même de tout le monde sensible."
Rappelons aussi la beauté "intelligible", et s'originant sans nul doute en DIEU, de cette photo prise par Edward Steichen en 1904, photo qui s'est vendue 2,9 millions de dollars en 2006 : mais Wronski, déjà en 1816, n'avait il pas vendu l'ABSOLU ?



Publié par aventurine à 10:27:17 dans art | Commentaires (0) | Permaliens


voir :
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Pond%E2%80%94Moonlight
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Steichen
En fait elle ne vaut pas cette somme : si elle doit avoir un prix, celui ci devrait être infini !
Car cette photo n'est rien d'autre que l'incarnation, sur un support matériel, de l'Idée, en termes hégéliens, ou de Dieu, si l'on préfère...
Il n'en existe que trois exemplaires... tiens ! pourquoi trois ?
Il serait idiot de vouloir "démontrer" l'assertion qui vient d'être avancée : de même que les "preuves de l'existence de Dieu" de Descartes ne "démontrent " rien à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas "se hisser" à la hauteur de pensée nécessaire pour les comprendre "intuitivement" dans un travail de méditation (comme Descartes l'a suffisamment indiqué dans les "Meditationes"), après un long travail de retrait de l'esprit vis à vis du monde sensible, de même cette photo ne "parle" qu'à ceux qui réussissent à élever leur esprit à dieu, pour parler là encore comme Hegel, dans ses "leçons sur les preuves de l'existence de Dieu"...
mais il est clair que cette photo nous "apprend" que le Vrai, l'Un et le Beau se confondent en Dieu : le Beau aurait donc dû être ajouté aux quatre "transcendantaux" de la métaphysique : UN, Vrai, Bien et Etre.
Que l'on admire notamment la parfaite polarité entre la verticale des arbres et l'horizontale de la pièce d'eau où se mire la lune émergente : il s'agit bel et bien d'une "incarnation" parfaite de la "croix de l'éternité" dont parle Lavelle, cette "croix" dont le centre est l'instant, l'axe horizontal est la durée mondaine (le temps tel que nous l'expérimentons) et le bras vertical l'éternel, le divin, l'intelligible...quel travail il a dû falloir à Steichen pour réaliser cette prise de vue parfaite, et après (car on lira dans les liens ci dessus qu'à l'épouque le procédé industriel de couleur n'était pas encore inventé, et que la "colorisation" s'effectuait à la main, comme en peinture) !
L'instant, croisée du temps et de l'éternité, c'est évidemment la fulguration du "déclenchement" de la prise de vue...une seconde plus tard et tout était perdu, sans doute...
bien évidemment, cette "photo", si elle se hausse bien à la hauteur de l'Infini de l'Idée, ne représente rien, et surtout pas la mare et la forêt (situées près de New york) où Steichen a "effectivement" réalisé la photo , en 1904...ce qui nous enseigne que le Vrai, en tant que transcendantal, ou Nom Divin, n' a rien à voir avec la définition représentative qu'on en donne d'ordinaire comme "adéquation de l'idée et de la chose représentée).
l'ironie veut que ce soit ce même Steichen, qui, dans les années 20, pressé par le besoin d'argent, a créé le marché de l'art et son "businness" tels que nous les connaissons aujourd'hui, et surtout depuis les années 70-80... mais cela ne concerne en rien l'Idée qui plane ici, si nous savons regarder de manière juste...
avec les procédés industriels modernes, on peut multiplier à l'infini les tirages sur un même négatif : mais ce qui peut se vendre cher, ce sont les tirages dits "vintage" réalisé par les (grands) photographes, en nombre limité...attention cependant aux escroqueries : certains professionnels peu scrupuleux vendent très cher un tirage prétendu "unique", et en réalisent d'autres par la suite à partir du même négatif, selon qu'ils ont besoin d'argent; on touche ici du doigt les aspects sataniques de la mondialisation capitaliste moderne , notamment sur les "marchés" de l'art...
mais cela ne concerne en rien "The Pond", qui est en somme "unique" : confirmation de ce qui est dit ci dessus à son sujet !
Publié par aventurine à 16:57:50 dans art | Commentaires (0) | Permaliens
http://leserpentvert.wordpress.com
http://conversionspirituelle.wordpress.com
http://mathesisuniversalis.multiply.com/ (et tous les blogs-groupes qui vont avec sur multiply.com, adresses indiquées sur le blog général)
Publié par aventurine à 09:58:29 dans aventurien | Commentaires (2) | Permaliens
Faust est le représentant de l'humanité moderne; Hans Castorp de "La montagne magique" aussi, d'ailleurs il existe de profondes proximités entre les deux ouvres, ou plutôt les deux "mythes", car ce sont, comme le dit Thomas Mann au début de son oeuvre, des récits hermétiques. Dans tous les sens de ce terme.
Oswald Spengler, dans le "Déclin de l'Occident", qualifie d'ailleurs de "faustienne" l'humanité occidentale.
Que voulons nous dire par humanité occidentale ? l'humanité européenne ? l'humanité de race blanche ?
non, mais l'humanité "moderne", celle qui se situe en héritage de l'évènement de la science moderne, l'évènement copernicien-galiléen-cartésien.
Là encore, l'anthroposophie apporte un éclairage nouveau : car la période "moderne" coïncide avec celle de l'âme de conscience, qui commence selon Steiner en 1413. Un penseur important de cette époque, prédécesseur de ceux qui fondent la science, est Nicolas de Cuse.
Voir ce lien à propos du Faust de Goethe, on y trouve des liens donnant le texte complet des deux versions :
http://en.wikipedia.org/wiki/Goethe's_Faust
Le plus pratique, pour ceux qui lisent mal l'allemand comme moi, est celui ci qui donne le texte original à gauche, et plusieurs traductions en anglais à droite :
http://www.einam.com/faust/index.html
La meilleure est évidemment celle de Coleridge, qui joue auprès d'Owen Barfield le même rôle que Goethe auprès de Rudolf Steiner.
L'humanité moderne, ou faustienne, celle de l'époque où doit être développée l'âme de conscience, est aussi celle qui doit rencontrer le Mal : car l'âme de conscience correspond à la liberté, et seul un être libre peut être soumis à la tentation du Mal. Le sens ultime , "métaphysique" de la science, c'est cela : enlever tous les appuis à l'homme pour qu'il développe la liberté, l'autonomie de la conscience.
Tel est le sens de la tentation de Faust par Méphistophélès.
Otto Julius Hartmann a écrit des choses belles et profondes sur cette histoire de Faust, qui commence la nuit, "dans une chambre gothique, étroite, à haute voûte", : le cabinet de travail de Faust. Il s'agit d'un symbole de la "tête", de l"'intellect coupé des autres parties de l'entité humaine : système rythmique (coeur) et abdominal. Il s'agit d'ailleurs de plus qu'une allégorie, ou de plus qu'une symbolisation : dans les termes de l'anthroposophie, il s'agit d'une véritable Imagination, d'une réalité spirituelle, vivante, qui doit être développée au moyen de la méditation.
Une Imagination de la cavité crânienne et cérébrale, à laquelle l'expérience de l'homme moderne est enchaînée.
Les termes de la traduction de Coleridge rendent admirablementcette sécheresse, cette étroitesse, ce morne désespoir qui est l'atmosphère du cabinet de travail, c'est à dire de l'intelelct abstrait coupé des mondes spirituels supérieurs :
"Alas!
Still am I rooted, chain'd to this damp dungeon,
Where thro' the painted glass ev'n heav'n's free light
Comes marr'd and sullied, narrow'd by dark heaps
Of mould'ring volumes, where the blind worm revels—
Of smoke-stain'd papers, pil'd ev'n to the roof—
Glasses and boxes—instruments of science—
And all the old hereditary lumber
Which crowds this cheerless chamber. This is then
Thy world, O Faustus! this is called a world!
And dost thou ask, why thus tumultuously
Thy heart is throbbing in thy bosom why
Some nameless feeling tortures ev'ry nerve,
And shakes thy soul within ? Thou hast abjur'd
The fair fond face of nature, ever beaming
With smiles on man, for squalid loathsomeness,
Dank vapours, and the mould'ring skeletons
Of men and brutes: away! away!"
le dernier cri "away ! away! " traduit le besoin de "fuir" ce climat oppressant, insupportable à Faust (mais non à son "famulus", Wagner, qui est l'homme limité à son intelelct abstrait calculateur, l'homme technicien en somme, qui lui se trouve très bien dans ce cachot). Et cette "fuite" porte Faust à se tourner vers la magie....
Tel est le destin de l'homme moderne, tant qu'il n'a pas développé en lui même les "organes spirituels" qui lui permettront de bâtir le "pont" (autre imagination goethéenne, présente dans le conte du Serpent Vert) vers le monde spirituel, mais sans l'aide de la magie ancienne, en gardant les acquis des Lumières et l'autonomie de la conscience claire et éveillée.
Une description de ce même destin a été donnée par l'existentialisme sartrien ou heidegerrien (tout au moins dans la première période de Heidegger).
Heidegger ignore le Moi absolu de Fichte ou l'Esprit absolu de Hegel, tout comme la conscience morale de Kant : il représente l'homme seul avec lui même, "sans dieux", jeté dans un monde absurde et incompréhensible, le monde "objectif" de la science abstraite, celui aussi que dépeint Samuel Beckett dans "Comment c'est" (voir article récent).
Pas de Dieu, ais à l'arrière plan des "objets" scientifiques , ou des "ustensiles" du quotidien, s'ouvre la sphère (terrifiante) de l'Angoisse et du Néant.
Un "Rien" (Nichts) dont se sont beaucoup moqués les positivistes logiques comme Rudolf Carnap, parce qu'ils ne comprenaient pas qu'il s'agit d'une réalité bien plus réelle que leurs objets idéaux et abstraits (qui ne sont que des entités logico-mathématiques).
Cette "réalité" du Néant heideggerrien, c'est celle de la Puissance adverse, un être bien réel, que va "rencontrer" Faust : le Méphistophélès de Goethe, ou encore Ahriman de l'anthroposophie de Steiner
Publié par aventurine à 17:13:11 dans aventurien | Commentaires (0) | Permaliens
qui suis je ? où est le lieu ? quand est ce : maintenant ? Grand Dieu, où est le Navire ?
"le drame est joué, dès lors pourquoi quelqu'un s'avancera t'il ? parce que quelqu'un survécut au naufrage !"
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